Des vacances entomologiques dans les Hautes Alpes  -  juillet  2005

et dans les Alpes Maritimes

fin juillet / début août 2006

Informations sur les Lépidoptères diurnes de France

 

 


 

Les  prospections  et   les  interrogations  d'un  entomologiste, collectionneur  de  papillons, sur le dynamisme  des  populations  de  Lépidoptères  diurnes  et  d' autres  insectes  du  Briançonnais et des Alpes maritimes.

Tout ce que vous voulez savoir sur les papillons vivant en France: description, répartition, bilogie, variations,.... à travers les textes d'ouvrages spécialisés.

Contact : bpenin@nordnet.fr

 

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Créé le 2 août 2005

 
Mercredi 5 octobre 2005

Terre Rouge : le chemin des Moirés (Erebias)

 

Vendredi 15  Juillet

 

Terre Rouge  près de Cervières                 altitude 1400 m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’à La Lausette - Fort                altitude 2300 m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           La fin des vacances étant toute proche, il nous faut profiter au maximum de cette dernière journée ensoleillée. Notre destination d’aujourd’hui sera La Lausette- Fort ........... que l’on devrait découvrir en prenant la piste de montagne que nous n’avons pas encore emprunté près de Terre Rouge. La piste monte régulièrement et interminablement vers le sommet de la montagne. Notre progression n’est pas très rapide car nous prenons le temps de chercher les insectes posés sur les fleurs et les pierres sur les accotés. Pas de nouveaux papillons, mais nous apercevons de temps en temps de magnifiques Machaons (Papilio machaon) et de belles libellules bleues ().

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après près de 3 heures de marche, le chemin quitte les pentes abruptes de la montagne couverte de pins et traverse maintenant une pinède située sur des terrains plus plats. Quelques clairières dans la forêt permettent aux plantes des prairies de s’épanouir. C’est un véritable paradis. Les papillons très nombreux, volent innocemment de fleurs en fleurs : Aurores (Anthocaris cardamines), Phicomones (Colias phicomone), Solitaires (Colias palaeno), Pièrides de la Moutarde (Leptidea sinapis),  Petits Nacrès (Issoria lathonia), Chiffres (Fabriciana niobe) et surtout de nombreuses Nacrés porphyrins (Clossiana titania). C’est la première fois que j’en vois autant au même endroit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir déjeuner à l’ombre d’un pin sylvestre tout en contemplant ce magnifique spectacle, nous poursuivons notre chemin dans l’espoir de trouver d’autres lieux aussi paisible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que nous sommes arrêtés au bord de cette piste, un peu cachés derrière les branches basses d’un pin, je vois voler un ‘énorme’ papillon noir et blanc volant tranquillement dans ma direction, à un mètre du sol .Etant dissimulé, le papillon ne se méfie pas et c’est donc très facilement que je parviens à le capturer. Je montre fièrement ma capture : un Grand Sylvain (Limenitis populi). C’est une rencontre tout à fait insolite dans cette pinède et à cette altitude (environ 2100 m). Je relâche ce grand papillon qui doit déjà voler depuis quelques jours comme le témoigne l’état de ses ailes fortement déchiquetées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré notre persévérance à vouloir aller toujours plus haut, nous ne trouvons pas de nouvelles clairières richement fleuries . Bien au contraire, plus nous progressons, plus les prairies sont nombreuses , mais plus leur état (végétation très courte) nous laisse penser que ces alpages sont régulièrement pâturés.  Certes les espèces qui volent ne sont plus les mêmes (Nacré de la Bistorte (Boloria napaea, notamment), mais les papillons sont de moins en moins nombreux et le col nous semble encore bien loin. Vers 15 heures, las de marcher dans des prairies quasiment stériles, nous rebroussons chemin vers la vallée. Il nous reste 3 heures de marches avant de retrouver notre véhicule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée bien remplie entomologiquement et ‘sportivement’ car nous avons dû parcourir pas loin de 25 kilomètres en partant d’une altitude de 1400 mètres pour arriver à près de 2200 mètres.

 

 Après étude des Moirès (Erebias) capturés, il s'avére que nous avons trouvés presque la moitié des papillons de ce genre durant notre marche : Erebia euryale adite, E. aethiops, E. alberganus, E. epiphron aetheria, E. cassioides, E. montana, E. pharte, E. aethiopella.

 

Partagez vos expériences d'entomologistes en ajoutant un commentaire pour décrire vos aventures et vos découvertes.

 

Zézé  -  alias  Zerynthia

 

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