Col Agnel altitude 2300 m
Mardi 5 Juillet
Autre lieu que j’ai déjà prospecté quelques années auparavant et dont j’ai des souvenirs d’abondance et de richesse de la flore et surtout de la faune. La météo n’est pas excellente : des passages nuageux succèdent à de belles périodes ensoleillées, mais c’est surtout les températures basses qui m’inquiètent le plus : 6°C à 10 heures du matin !

Au fil des heures , les températures devenant meilleures, de plus en plus de papillons volent dans ces prairies alpines et le long du torrent en contrebas de la route menant au col. La végétation qui compose les prairies est comparable à celle que j’ai rencontré dans le passé. Il ne s’agit pas ici d’une prairie alpine rase, comme celle du Col de Granon, par exemple, mais d’une prairie plus riche, plus haute, où poussent des plantes telles que des géraniums, des polygonums, des renoncules, accompagnées de multiples graminées . Ces plantes trouvant ici, à proximité du torrent des conditions humides favorables à leur développement.

Je remarque quelques bouses de vaches qui témoignent du passage d’un troupeau quelques semaines auparavant. Mais la végétation ne semble pas avoir trop souffert de son passage.

L' Apollon (Parnassius apollo)
Les papillons ne sont pas aussi nombreux qu’il y a 8 ans, en nombre et en espèces, notamment au niveau des Lycaenidae. De même, les Nacrés se font rares, alors que c’est ici que j’avais trouvé de nombreuses formes femelles mélanissantes. Près du torrent quelques Parnassius phoebus volent, mais ce n’est pas l’abondance qu’il me reste en souvenir !
Les autres espèces rencontrées sont le Satyrion (Coenonympha gardetta) , la Mélitée du Plantain (Melitaea cinxia) , Le Petit Argus (Plebejus argus) , le Cuivré de la Verge d’or (Heodes virgaurae) , Le Marbré de Freyer (Euchloe ausonia).

Col de l’Izoard altitude 2300 m
En début d’après-midi , de retour vers Briançon, je fais plusieurs pauses sur le chemin du retour, afin de trouver des papillons. Aussi bien sur les pentes pâturées par les moutons de la montagne d’un côté et de l’autre du col que dans les prairies boisées un peu plus basses en altitude, je rencontre le même spectacle désolant de pelouses ayant une végétation rase quasiment stérile à cette période de l’année. J’espère simplement que ce constat de pauvreté n’est pas identique durant les autres mois de la courte saison favorable aux insectes des régions montagnardes.
Zézé - Alias Zerynthia
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